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Citation:
Pourquoi alors utiliser du moly? On emploie le moly sur des ogives cuivre que l'on traite dans des tumblers avec des pastilles. Les ogives sont donc ainsi traitées. Certaines marques les vendent dèja traitées (silver jacket par exemple) Le moly existe aussi en spray, mais je doute de l'efficacité dans ce conditionnement. |
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je sais qu'il y a de la graisse, mais ce n'est pas pour autant que lorsque l'on reconditionne son canon, on le fait avec de la graisse bleue.
Ma question est de savoir si on peut reconditionner son canon avec un mélange contenant du Moly ? |
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Voilà un extrait d'article paru dans Cibles et retrouvé sur le Net.
Martial BERGER, avec son esprit scientifique, avait écrit un article sur la tribologie (ce n'est pas une cochonceté!), article dont la paternité m'avait été attribué par Cibles... : Extrait : A chaque coup tiré avec une munition de petit calibre, l'alliage de l'ogive, beaucoup plus mou que celui du canon, entre à grande vitesse en contact avec les rayures. Dans une telle situation, ce sera à coup sûr la surface la plus dure (les rayures du canon) qui “usinera” la surface la moins dure (l'alliage de l'ogive). De plus, la vitesse à laquelle est expulsé chaque projectile après l'explosion de la poudre et la faible dureté de l'alliage de l'ogive, feront que “l'outil” (les rayures du canon) ne sera quasiment pas endommagé par “la pièce à usiner” (l'ogive), d'autant que celle-ci est elle-même recouverte de graisse, ce qui facilitera “la glisse” au contact des rayures en limitant les dépôts de plomb dans le canon. Sauf au niveau de la prise de rayures, où l’accumulation peut être une catastrophe. Mais il est aussi connu qu'une munition de petit calibre “dégraissée“ perd une partie de sa précision. L'alliage qui constitue le projectile est lui-même “gras“, ce qui contribue dans le même temps, à faciliter la glisse. L'ogive une fois sortie du canon sera fortement marquée par les rayures. Dans ces conditions, on se situera dans un régime tribologique encore plus favorable que dans le régime “limite” caractérisant les ogives cuivrées “molycoatées” tirées à 300 m. Il est donc assez logique d'en déduire que l'ajout d'un supplément de lubrifiant (en l'occurrence un enrobage au MoS2) sur la graisse des ogives, n'apportera aucune amélioration supplémentaire significative, ce que “l’expérience Dropsy” a démontré. Les résultats peu encourageants obtenus sont probablement à mettre sur le compte des munitions elles-mêmes (notamment, l'homogénéité de l'amorçage lors de sa pose au fond du culot de l'étui) et peut-être également, à une épaisseur excessive de MoS2 sur le projectile. En conclusion, et c'est en fait bien simple : les munitions de petit calibre (.22 LR) “se suffisent à elles-mêmes” vis à vis de la lubrification de l'ogive. Des progrès pourraient certes être réalisés... à condition qu'elles puissent être chargées, voire rechargées par les tireurs eux-mêmes. Cela aurait assurément un effet des plus incitatifs sur la motivation des fabriquants de munitions à élever le rapport qualité/prix de leurs produits et rendrait par ailleurs les tireurs “un peu plus égaux face à la munition“. Mais là, c'est une utopie (j'ai eu un rêve...). Un dernier détail : a priori et pour des raisons analogues, il n'y a probablement rien à espérer en “molycoatant” les diabolos 10 m.... D’autant plus que le mélange air comprimé et matière pulvérulente favorise le “coup de poussier”. Traiter le canon au MoS2, je le fais systématiquement en percussion centrale. (poudre micronisée en suspension dans du Kroïl®). Ce traitement assure un film pénétrant dans les pores du métal. Essai en .22 LR, avec du MoS2 en suspension, également avec de la graisse Molyslide®. Je l'ai fait plusieurs années, sans difficulté, avec des scores sympathiques. Mais à mon avis il vaut mieux utiliser une graisse proche de celle de la composition des ogives de .22 LR. Pourquoi? Parce que ça marche! Blague à part, pour une bête question d'homogénéité de la couche de glissement. Je ne sais pas ce que donne réellement sur le long terme (un match?) la cohésion entre les différents agents de glissement. Il faut faire simple! |
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j'ai également retrouvé cet écrit de notre Pig sur la même question
Salut Renaud, Effectivement, en gros calibre, avec des balles traitées au MoS2, il est intéressant de reconditionner le canon après un nettoyage sérieux. Un peu de MoS2 dans une petite bouteille, avec du Kroil ou du Transil et 3 billes à roulement. Les billes, c'est pour homogénéiser le mélange, car le MoS2 ne se dissoud pas dans le Kroil/Transil, il retombe dans le fond du flacon. Bien secouer le flacon avant utilisation. 3 gouttes sur un patch et passer dans le canon par petits aller-retour en avançant progressivement. Passer un patch sec avant de tirer pour enlever l'excès éventuel. Attention, ce mélange est particulièrement dég.....sse. Il rentre dans les pores de la peau !!!!! Pour ce qui concerne le traitement des balles de 22 LR, je te renvoie à la lecture d'une revue que tu dois bien connaître, j'ai nommé Cible Il y a quelques années, mon copain Bernard Dropsy avait écrit un article à ce sujet suite à des essais que nous avions faits. Les résultats étaient négatifs. Depuis, je n'ai pas recommencé. Pour le conditionnement des canons de 22 LR après nettoyage, tu as soit la graisse bleue fabriquée par le tireur d' Avignon je crois, soit la recette que j'ai indiquée dans un autre post: Forum Tir Sportif et Entrainement :: Un peu d' alchimie dans le tir |
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Et pi, le MOS2, c'est plus à la mode
![]() Maintenant, on en est au HBN , hexagonal boron nitride ( en Français Nitrure de Bore Héxagonal ) ![]() ![]() ![]() Dernière modification par The Pigman ; 16/02/2010 à 19h30. |
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